De Marmande à Utô à la découverte de l’Ottilo

1 octobre 2021

Le swimrum, discipline en binôme combinant  natation en eau libre et trail en alternance le tout raccordé par une ligne de vie pour ne jamais s’éloigner de son partenaire, est née en Suède il y a 16 ans ; elle connaît une explosion de sa pratique en France depuis 5 ans…

Les frères Caton, Jean-Pierre l’aîné et Clément le cadet, se sont mis au swimrun logiquement :  enfants de Biarritz, surfeurs nés, mais aussi nageurs et sauveteurs ; leurs vies familiales les amènen loin des côtes… Malgré des vies professionnelles très accaparentes , le besoin vitale de sport pour évacuer la pression: les pousse à l’entraînements alternant natation et sorties course à pied.

Ils découvrent cette pratique sur une course régionale au lac d’Hostens et décident de se lancer sur de plus longues distances… Ils s’alignent 3 ans d’affilé sur le swimrun de Biarritz qu’ils remportent 2 fois… puis décision prise de participer aux championnats du monde, un système de course en étapes leur permettant de marquer des points sur 24 mois et espérer se qualifier pour la finale mondiale en Suède…

L’étape de Malte (9iem) et celle de Canne (6iem) plus une course dans les montagnes grenobloises (6iem) leur permettent de prétendre à une qualification.

En avril 2021 après une année d’annulation de course, de report de course et d’incertitude, c’est officiel : les frères Caton sont sélectionnés pour participer à la finale mondiale de swimrun Ottilo dans l’archipel suédois  une longue préparation, une seule course au compteur avec leur victoire au swimrun d’Hossegor et malgré quelques douleurs c’est le départ…

La finale est un parcours exigent 65 km de trail, entre rochers glissants, sous bois, escalade et semi-marathon sur route en plein milieu… sans compter sur les 10km de natation dans une eau oscillant entre 12 et 14°C variant entre eau calme et courants exposés de la mer Baltique. Une « balade » traversant 26 îles… un décor de carte postale…

Hélas alors que frères semblent partis sur un bon rythme, Jean-Pierre se blesse au mollet ce qui rend immédiatement les sections de courses à pied synonyme de calvaires  Clément prend alors le rôle de tracteur, à l’aide de leur ligne de vie il tractera son frère pendant 9h…  Jean-Pierre tiendra par la seule volonté de finir la course «  on n’à pas fait tout ça pour s’arrêter maintenant… » les dernière îles à traverser sont très techniques avec des grosses sections rocheuses les 2 frères ne peuvent presque plus courir… mais ils franchissent la ligne en 10h12minutes (42 iem équipe masculine) soulagés d’en finir mais un peu frustrés… 

Finalement la place compte peu c’est l’histoire des 2 frangins qui est belle « être un binôme c’est se transcender pour l’autre « … maintenant il faut gérer les blessures et qui sait se projettes sur la prochaine saison…

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